J'étais allongé dans un champ ce jour là, un peu de nuages
J'offrais ma main aux papillons mais aucun n'est venu, bien sûr
Un chat paresseux volait au dessus de ma tête, il me salua
Je lui ai adressé un sourire, je ne vois pas souvent de chats volants
J'avais du dormir au soleil trop longtemps, comme toujours
Il me fallait échapper aux bureaux et aux machines, aux numéros
C'était parfait ici, je voyais les montagnes au nez blanc
Je crois qu'elles se rapprochaient, c'était marée haute
Elles tanguaient l'une contre l'autre de façon singulière
Tant et si bien qu'elles menaçaient de tout faire trembler
Et quand je le leur fis remarquer, elles ont grondé en choeur
Pour me demander ce que j'y connaissais, moi, aux montagnes
J'ai haussé les épaules, et je n'ai rien ajouté de plus
Mes yeux verts étaient à la recherche d'une gourmandise
Jusqu'à ce qu'arrive la femme du rêve de mon voisin
Je l'ai reconnue à sa robe qui cachait bien peu de secrets
Elle s'allongea contre moi et croisa ses jambes aux miennes
Je n'avais pas très envie de m'approprier le rêve de mon voisin
Alors je me suis levé, et je me suis envolé rejoindre le chat volant
