Deux élytres d'indigo pour arracher l'alchimiste aux lassantes plaines chtoniennes
Une coulée de chartreuse qui jaillirait du sol, comme les feuilles mortes dans la tempête
Hypnose des anneaux enlacés autour des croissants de lune et des oiseaux de Minerve
La nuit, au-dessus des grands fleuves bordant les kaléidoscopes, abris des hommes,
Eclatent deux fissures d'Ourobore pour absorber toutes les couleurs dans leurs lacs remuants
Ramper autour de l'Oeuf-Monde, se noyer aux sources d'inspiration, terne reflet de consolation
Plutôt s'imaginer jouer de l'orgue des comètes, accorder ses psellions aux aurores boréales
Réchauffer la liqueur glacée de ses veines aux oasis de nuages où sont inventées les couleurs
Le python rêve d'être dragon, ici un prince et là-bas un ermite, gardien du cimetière des éléphants
Dans ces yeux dévoilés se tissent des intrigues, des mondes de parfums s'envolent au gré du coeur
Souverain des Cités d'or, joyaux aux couronnes de sylves, de l'Atlandide dérobée aux hommes
Danser aux feux des Efrits puis enlacer pendant mille et une nuits toutes les princesses voilées
Se déguiser en rivière d'émeraude exaltée au cou des muses pour s'approprier leurs seins nus
De nuit amante, les paupières trompe-l'oeil recouvrées, le serpent les relevait dans le ciel vers la terre
