Quelques mots

Quelques mots
Oh, dernier post le 27 décembre.. ca fait un petit bout de temps que je ne suis pas venu ici, il faudrait que je dépoussière.

Merci à tous pour vos commentaires, vos réactions, j'ai conscience que mes textes ne sont pas toujours faciles a lire. Je me comprend même difficilement quand je reviens les relire, mes propres mots me semblent étranges. Je met ça sur le compte de mes humeurs changeantes, je me rend compte de plus en plus comme je peux être lunatique parfois.

Mais d'une manière générale, mêmes si j'ai parfois des coups de têtes difficilement compréhensibles, j'ai rarement été aussi serein qu'en ce moment. Tout ce qui me faisait douter, m'attristait ou me dérangeait autrefois... ma tête a fait le ménage. De nouvelles rencontres, expériences ou façons de penser, m'ont en quelque sorte aidé à me consacrer à ce qui en vaut la peine, à vivre pour l'essentiel.

"Nous sommes sur Terre pour y répandre un peu d'amour et quelques cendres", chantaient les Innocents. Cette façon de penser est bien précieuse ; je préfère passer le temps que j'ai à faire ce que j'aime, auprès de ceux qui me sont chers, plutôt qu'a me battre contre des moulins. Je n'ai plus envie d'écouter les mots de ceux qui rampent. Je vais vers l'avant, je remercie ceux qui m'entourent et qui font ce trajet avec moi.

# Posté le mercredi 01 février 2006 03:18

Modifié le lundi 11 juin 2007 11:27

Bonnes résolutions

Bonnes résolutions
Joyeuses fêtes à tous

Mes articles sont un peu longs, j'en suis conscient ; trop de texte, pas assez d'image. Je ne suis pas dessinateur de bandes déssinées ou de mangas, et ma syntaxe ne justifie pas à elle seule ma lecture ; le fond ne doit pas intéresser grand monde non plus, entre dérives nihilistes et divagations d'un anonyme de plus.

Si c'est nécessaire, j'essaierai de changer ça ; articles plus courts, plus illustrés, plus drôles a lire aussi. J'aimerais au moins que quelques personnes de plus viennent voir ce que je fais.

# Posté le mardi 27 décembre 2005 13:10

Modifié le lundi 11 juin 2007 11:27

Histoire

Histoire
Le monde va mal, rien ne va plus, les choses sont de pires en pires, etc.
On entend ces choses-là à longueur de journée.

Chaque jour les infos vomissent des catastrophes a l'heure du repas, nous déversent des hécatombes, et chaque jour, cela nous affecte un peu moins. Ca devient banal! Le gouvernement est pourri, il y a des catastrophes partout, ici on massacre des familles, là on déforeste, et bien sur, il y a un trou dans la couche d'ozone.

Je vous propose de regarder ces choses d'une manière un peu différente : replacez les dans le cours de l'Histoire, dans le long terme, dans l'Histoire du monde depuis quelques siècles, quelques millénaires. Pour penser que le monde va de plus en plus mal, les gens partent sûrement d'un Age d'Or, d'un âge où tout était mieux.
Ils se souviennent qu'avant, il n'y avait pas d'accidents et de catastrophes, que les hommes étaient droits et justes!

Je suis étudiant en Histoire, 2è année de licence. Je n'ai toujours pas trouvé de période ou l'humanité allait bien. J'ai parcouru l'Histoire des pays, à toutes époques, je n'ai pas trouvé cet Eden. La Bible, vous y croyez encore?

Et si on se contentait de notre époque, après tout? Qui viendra affirmer que la pauvreté et la faim, les maladies et la guerre, la torture et l'esclavagisme sont des inventions de notre temps?

L'évènement le plus important du XXè siècle : l'humanité a triplé de population. De 2 à 6 milliards. Et il s'est installé un peu partout, il s'est entassé dans des endroits en croyant bêtement que la nature lui est docile. Que l'on ne vienne pas s'indigner quand une éruption, un séisme ou un tsunami décime des populations ; ce que nous appelons accidents, c'est l'homme qui subit des réactions naturelles, il s'expose à des risques et il s'étonne quand ils arrivent.

Je les connais, ces discussions politiques de café ; le président est un vendu, les lois sont injustes, les impôts sont de pires en pires et les inégalités sociales, le chômage, et tout ça. Ceux qui s'en plaignent devraient peut-être regarder un peu en arrière : le niveau de vie n'a jamais été aussi élevé pour les 'pauvres'. Ces victimes du système, comme ils aiment à s'entendre plaindre, ne se font pas tirer dessus par la garde nationale, ou déporter, ou emprisonner, on ne leur envoie pas de dragonnades, et des armées ennemies ne viennent pas (souvent) saccager leurs jardins. C'était le lot de nos ancêtres, je pense qu'ils avaient davantage de raisons de se plaindre que nous.

Examinons la politique, pour ceux qui restent encore convaincus que nous vivons un sale temps.
Ouvrez un livre d'histoire, cherchez un régime, un seul, qui soit conforme à la théorie, qui favorise chaque citoyen, qui n'ait pas commis de grave erreur, qui ait offert à la civilisation son âge de gloire.
Churchill résumait ça parfaitement : 'La démocratie n'est pas un bon régime, mais de tous, c'est le moins pire.'
On peut adapter ça à notre époque, à notre monde, non?

Je suppose que la nostalgie des années 60-70 fait son petit effet ; les hippies, Woodstock et le rêve américain, j'imagine que c'est celui-la, ce monde idéal ; pourtant c'est de ces parents qu'est née notre génération. C'est cette infime minorité du monde qui aurait créé, fait bouger les choses? Il existe des hauts et des bas dans l'Histoire. Nous idéalisons ces années 70 parce que nous ne les connaissons pas ; le travail n'en était pas moins pénible, les guerres n'ont pas cessé, la maladie n'a pas fait une trêve. Nous polissons des souvenirs ou nous imaginons un monde idéal, parce que le nôtre déçoit ; je reviens sur mon sujet précédent, le monde n'a pas de sens.

Gardons les yeux ouverts, devant nous ; il faut retenir les erreurs du passé, et ne pas se faire d'illusions, nous n'aurons jamais un monde meilleur qu'aujourd'hui, excepté demain peut-être. L'Arcadie, certains la cherchent encore. Tant pis pour eux.

# Posté le lundi 12 décembre 2005 15:06

Modifié le jeudi 07 juin 2007 16:37

La quête d'un sens

La quête d'un sens
Que cherche t-on à voir derrière tout ça, je ne sais pas. Nous avons les yeux fixés sur un tas de choses creuses, les pensées engluées sur des objets vides de sens. Ca a toujours été comme ça, je ne vais pas me battre contre des moulins ; aucun moyen de changer ça de toute façon. La théorie de la relativité, pas celle du père Einstein, la mienne.

La relativité des choses, leur vrai sens : celui qu'on leur accorde, celui qu'on leur prête parce qu'il n'y a rien d'autre a faire que de prêter de l'attention aux choses. Notre vie se résume à définir des sens a des choses qui n'en ont jamais eu : il n'y a rien de sensé dans une réaction chimique, physique. Nous sommes des accidents ; des hasards ; la destinée, c'est se donner une enveloppe intéressante à d'autres, qui, parce qu'ils n'ont rien d'autre a faire, vont se dire qu'elle mérite d'y passer un peu de temps.

Au fond des choses, il n'y a rien d'autre qu'une âme qui s'interroge ; le mouvement est important, on peut au moins considérer que la chose la plus importante qui soit, c'est ce mouvement, ce dynamisme. Une réaction peut en entraîner d'autres ; elles n'auront pas de sens, mais elles sauront nous occuper ; c'est ce qui compte. La peur de la mort, c'est la peur de s'ennuyer, après tout ; certains préferent s'imaginer un enfer, ou un paradis, histoire de donner un sens a leurs vies ; peut-être qu'ils ont simplement peur de ne pas en trouver, c'est normal, qui aime a s'entendre dire ca?

Mais l'interêt, car il y en a un, c'est qu'une fois que l'on s'est affranchi des choses, que l'on sait que rien n'a de sens, alors on peut se consacrer a la seule chose utile pour nous : s'occuper des choses que l'on a envie. Utiliser notre temps de conscience pour ne pas s'ennuyer, produire un peu de mouvement. Avec de jolis mots, cela donne 'remplir sa vie', pour qu'a l'aube de la vieillesse, on ne pleure pas en s'interrogeant.

Bien sur, s'investir aveuglément n'est pas a condamner en soi ; être conscient n'apporte rien, ou si peu, a l'occupation de notre temps de sursis. Un animal ne se pose pas de quetion sur le sens de son existence ; l'homme si, peut etre que c'est une maniere de se donner une consistance, mais encore une fois, l'importance des choses varie tellement selon nos envies.. autant se trouver une lubie et devenir fou. Parfois, il vaut mieux prendre les choses de facon 'positive' et être dans le faux que de regarder les choses en face ; le fou ne se posera pas la quetion de savoir si ce qu'il a fait avait un sens, il en sera juste bêtement content.

Nous essayons de ponctuer nos vies de faits qui sont symboliques, de leur donner du chaud et du froid, c'est légitime. Une victoire, ca rend triste, ca rend heureux, ca dépend, mais l'important est de se focaliser sur un objectif ; de se mettre des oeillères pour avancer droit vers un but ; après tout, que sont nos envies, nos luttes, si ce n'est des artifices pour passer le temps. Nos convictions sont fabriquées, qu'elles viennent du coeur n'y changent rien ; on se bat pour faire pencher la balance d'un coté, et rien de plus.

Grandes causes et petites disputes, ca n'a pas de sens ; les choses sont ainsi, on s'insurge contre des choses que l'on juge 'injuste' ou 'pas normales' alors que nous en sommes la source. Le monde n'a pas été créé pour l'homme : pas plus que la vie ne lui a été octroyée par un ordre des choses qui voit en lui un destin. Les gens pensent qu'il existe une 'Nature' qui serait comme une entité responsable de tout un tas de choses, et les critiques contre le hasard et la fatalité sont monnaies courantes. La chance ne sourit pas aux hommes ; ce sont les hommes qui interpretent une situation selon ce qui les arrange ou non.

Alors, oui, le monde est injuste, oui, les gens n'ont pas ce qu'ils méritent, oui, il y a des trucs qui nous écoeurent. C'est comme ca.
Si vous ne trouvez pas de sens a ça, c'est qu'il n'y en a pas.

# Posté le mercredi 07 décembre 2005 17:24

Modifié le lundi 11 juin 2007 11:28

Le rêve

Le rêve
Parler d'un rêve, entraîner les autres dans ce rêve. S'en donner les moyens.
Ne pas y parvenir, c'est pécher.
Il faut agir sur ses rêves, pour ne pas qu'ils flétrissent, pour ne pas mourir.
IL faut agir sur eux, pour expier tout le poids du péché d'un rêve.
Et toute la cruauté du monde n'est qu'une chose naturelle parmi tant d'autres.
Vivre dans un monde cruel et sans dieu, on peut le supporter, on peut rêver. Un peu.
Supporter le fardeau du monde? Et alors, nous n'avons pas d'âme.
Nous avons nos rêves, nos talents, nous pouvons accomplir un mouvement, déranger un mécanisme figé ou lutter contre le chaos.
Il faut agir pour provoquer une réaction, être à la base d'une étincelle.
Se battre, pour nous, parce que la destinée n'existe que pour ceux qui rêvent, parce que la justice n'existe pas, parce que de toute façon, on n'a pas le choix.
Parce que la morale artificielle nous fige, parce qu'elle glaçe nos réélles envies, il faut se donner la peine de s'affranchir. De réflechir, ce luxe que l'on croit réservé à d'autres. De s'interroger, cette tâche difficile ou le par coeur n'existe pas.
Notre monde est intérieur ; notre vie existe à l'interieur d'une boite osseuse. L'univers est un réseau de mondes que l'on confronte, dans un décor de théatre. Nous accordons tellement de place au décor ; mais il n'y a rien derrière, il n'y a qu'une platitude sans intérêt ; pas de quoi en faire un monde.
Donnons nous les moyens de rêver.

# Posté le jeudi 17 novembre 2005 12:30

Modifié le jeudi 07 juin 2007 16:37